viernes, noviembre 25, 2011

Le Livre des Adieux à París

Joseph Anton SOLDEVILA – Le Livre des Adieux*

Par: Nathalie‐Noëlle Rimlinger

Ce qui est important dans ce livre, c’est l’état de crise humaine.
Une crise violente, implacable, qui entraîne une séparation d’avec l’autre moitié, irrévocable, jusqu’à l’adieu.
Commence alors une descente en soi‐même comme chez Dante, la Divine Comédie, un voyage vers l’enfer.
Mais je n’ai pas pensé toute seule à Dante, Franz Litz, le musicien, m’y a aidée, qui après un long chemin de création, fort de sa maturité, a manifesté la nécessité d’écrire les « Années de Pèlerinage», traversée d’espaces intérieurs à partir de l’amour que Dante, Pétrarque, ont inspiré. Et le même texte de Dante insufflait à Victor Hugo un poème, comme si les artistes et tous les hommes rencontraient cette crise d’une quête d’eux‐mêmes et de vérités.
Si ces références littéraires sont classiques, c’est que le thème abordé par Soldevila est cousu à l’expérience humaine depuis que l’homme est homme, expérience toujours renouvelée qui flèche un parcours à accomplir lorsqu’un travail de l’âme doit se réaliser, comme si l’âme à un momento donné exigeait que l’on largue une partie en soi‐même.
Etapes douloureuses, inacceptables, ressenties comme injustes. Celle d’un regard à découvrir, à distinguer de l’amour passion, l’amour charnel, l’amour de l’amoureux, par lequel l’auteur constate que s’il est indispensable à l’homme d’aimer, quelque chose s’effectue dans l’amour, comme une perte, qui rend seul, vulnérable, exilé… L’amour se transforme en perte, et l’autre, avec lequel s’était si bien révélé le secret de l’intimité que l’on tenait pour éternel, subit le sort d’être rejeté pour cause de son éloignement. Et comme toujours on se demande qui quitte l’autre. Le livre des Adieux, ce livre de la crise, comporte trois parties: D’abord la douleur, La décision, L’exil.
J’évoquais la Divine comédie car de même s’entreprend un voyage où il s’agit par cercles
concentriques de pénétrer l’enfer, de traverser le purgatoire. Et c’est bien ce trajet qu’entreprend notre auteur, qui s’éloignant, chemine sans trêve et sans merci et constate ses transformations, mais sans espoir de lumière, et sans lueur de paradis. Sans se gracier un seul instant, ni l’autre non plus.
Chemin sans retour, où l’adieu résonne pourtant comme un appel au secours où filtre par une insistante adresse à l’autre, témoin du vertige entamé, le feu d’une passion qui se cogne à ellemême, d’un désespoir qui tire vers le pire.
Pour ne pas citer le poète, car vous allez l’entendre somptueusement, je vais vous lire pour illustrer mon propos, le texte de Victor Hugo, deux lignes de Dante, puis un sonnet de Pétrarque… Mais avant, je voudrais m’arrêter un instant sur le style de Soldevila fait d’images d’une incroyable forcé d’évocation, pénétrantes par leur précision piquante d’universalité, dans ce texte déroulé comme un monologue. Et c’est là, dans cette écriture tissée d’images que je trouve beaucoup de tendresse et même de l’amour. Ces images savent nous émouvoir parce qu’elles sont en nous. Elles s’enchainent ici, avec l’évidence de la subtilité. Nous pouvons saluer l’esthétique fine du poète, Soldevila, virtuose, et le placer parmi les grands. De cette tendresse discrète, ténue de l’enfance plongé dans le rêve, nous émergeons dans l’âge adulte, avec ce destin commun à tous, d’avoir à perdre sa vision d’un amour immuable, parce que le paradis, ici, se tient derrière, mais qui se retrouvera peut‐être, lorsque la tyrannie de l’amour fusionnel et totalitaire de l’enfance se dissoudra pour laisser place à l’inconnu.
Victor Hugo à propos de Dante
« Quand le poète peint l’enfer,
Il peint sa vie.
Là sont les visions, les rêves, les chimères,
Les yeux que la douleur change en source amère
Puis la pâle misère au sourire appauvri,
L’ambition, l’orgueil de soi‐même nourri
Et la luxure immonde et l’avarice infâme,
Tous les manteaux de plomb dont on peut se charger l’âme.
Et puis plus bas encore et tout au fond du gouffre,
Le masque grimaçant de la haine qui soufre. »
De Dante, deux lignes :
« L’amour, couple enlacé, triste et toujours brûlant ».
Plus loin : « Abandonnez toute espérance. »
Maintenant, un sonnet de Pétrarque, poète italien du 14ème sièle
« Je ne puis trouver la paix
Et je n’ai pas de quoi faire la guerre
Et je crains et j’espère
Et je brûle et je suis de glace
Et je vole au‐dessus du ciel
Et je rampe sur la terre
Et je ne saisis rien
Et j’embrasse le monde entier.
Quelqu’un m’a mis dans une prison
Qu’il ne m’ouvre, ni ne me ferme
Et sans me retenir pour sien,
Il ne détache pas mes liens
Et amour ne me tue pas
Ni ne m’ôte mes fers
Et il ne me veut pas vivant
Et il ne me tire pas d’embarras.
Je vois sans yeux, je n’ai pas de langue
Et je crie et je désire mourir
Et je demande secours
Et je me hais moi‐même
Et j’aime autrui.
Je me repais de douleur
en pleurant je ris également
Me déplaisant la mort et la vie
Voilà mes tares, madame,
Où par vous je me trouve. »
Nathalie‐Noëlle Rimlinger, París, Novembre, 2011


Texto de la escritora, editora, pintora y escultora Nathalie-Noëlle Rimlinger, con motivo de la presentación de la traducción francesa de  El Llibre dels Adéus (Le Livre des Adieux) de Josep Anton Soldevila  en la Galería de Arte Terres d'Aligre, de París, el pasado 17 de noviembre.  

martes, noviembre 22, 2011

Muerte en la estación Espanya

Nada hacía presagiar lo peor. La mañana del lunes, como de costumbre, llevé a mi hija al cole y después tomé la línea azul del metro, hice  un transbordo en Plaza de Sants  y tomé la linea roja para  bajarme en plaza Universitat donde había quedado a las 9:30 con mi amiga Susana. Todo iba bien hasta llegar a la estación Espanya. Mientras miraba los titulares de uno de esos diarios gratuitos que reparten en la boca de las estaciones, escuché la voz metálica anunciando "Properada parada, Espanya". Alejé mis ojos del periódico en el momento en que el metro empezó a frenar de manera extraña. Andaba un poco y se detenía, andaba un poco y se detenía como si algo impidiese su tránsito. Miré por la ventanilla el andén de la estación mientras el metro se detenía totalmente. Entonces observé cómo la gente que allí estaba se dirigía rápidamente hacia el costado del pasillo por donde había entrado el metro. A la par todo los que íbamos dentro del vagón nos miramos con sorpresa. ¿Qué ha pasado?  Las puertas se abrieron mientras una mujer que estaba en el andén gritó "se ha tirado alguien". Los pasajeros empezaron a bajar. Yo me quedé junto a la puerta, totalmente inmóvil. Una extraña sensación se apoderó de mi ánima y sentí unos deseos enormes de llorar. Tres mujeres se arremolinaron junto a la puerta en la que yo estaba y decían "Era una chica, estaba allí esperando el metro, cuando de repente, al momento de entrar, se tiró... ha sido horrible".  La mayoría de los que estaban esperando en el andén y los que venían en el metro se iban rápidamente hacia el lugar del suceso. Yo, perpleja, seguía sin entender lo que había pasado y sobre todo sin comprender ese instinto morboso de la gente.   "No he visto nada, parece que el cuerpo está debajo..."  
Después de unos minutos, bajé del vagón con una tristeza enorme y me dispuse a transitar el  largo pasillo  hacia  la línea verde sin mirar atrás. Escuché los altavoces de la estación  "Debido a una incidencia la linea 1 está suspendida de la estación de..."
Una incidencia, la muerte es una incidencia. Yo no dejo de pensar en ello. Anoche tuve sueños oscuros.  Desde entonces las estaciones de metro me asustan.

domingo, noviembre 20, 2011

94 años

Mañana 21 de noviembre mi abuelo Miguel Ángel cumple 94 años.  Y  sigue como si nada, trashumando caminos y montañas y jugando al billar.  Hace algunos meses le pusieron un marcapasos y cuando ya se había recuperado un poco lo atropelló una zorra (un carro tirado por un caballo) en una de las calles de un poblado inmerso en la manigua.
El abuelo sigue en pie, con una lucidez asombrosa. La última vez que le vi, hace tres años, me dijo que ya estaba viviendo de más, que estaba usando un tiempo que no era el suyo...
Estoy segura de que podré volver a verlo para decirle que lo quiero y para agradecerle esos exámenes de conocimientos a los que me sometía cuando yo estudiaba la secundaria. ¿En que año ocurrió la guerra de sucesión en Estados Unidos? ¿Cómo se inició la Guerra civil Española? ¿Quienes  firmaron el tratado de Lombardía? ¿Quién compuso La Marsellesa?  ¿Quién escribió Bodas de Sangre?  ¿Cuáles son los ríos más largos del mundo?  Preguntas y preguntas que yo intentaba responder siempre con un poco de miedo pues temía equivocarme.  (Se por fuentes fidedignas que te sientes muy orgulloso de mí y eso conmueve  los rincones más profundos de mi ser)
¡Feliz aniversario, abuelo! (aunque se que, quizá, no podrás leer estás palabras  -allí donde vives Internet aún no llega...)

Foto de mi abuelo a mediados de 1999 en el Desierto de la Tatacoa, Huila, Colombia

viernes, noviembre 18, 2011

Dos libros de filosofía de Luis Franco Garrido

A veces, por cuestiones de la vida nos vemos inmersas en espacios que nada tienen que ver con nuestra profesión o con nuestros intereses. Sin embargo, en esos territorios opacos, podemos también descubrir seres  humanos estupendos que además de su valor personal tienen el don del pensamiento y la palabra. Ese es el caso de Luis Franco Garrido. Filóso, egresado de la Universidad Complutense de Madrid que no sólo me ha premiado con su amistad sino también con dos de sus libros. Uno de ellos es Lenguaje e imagen en El sofista de Platón (Madrid, 2010) y Guilles Deleuze: sentido y acontecimiento (Ediciones Antígona, 2011), este último con un interesante prólogo de José Luis Pardo.
En ambos libros su autor nos lleva por los caminos de la filosofía a través de un lenguaje cuidado y claro que nos acerca de manera sencilla a unos temas un tanto complejos  para una gran mayoría.  Luis logra que nos interesemos por ellos y lo mejor, que los comprendamos.  

En Lenguaje e imagen... podemos leer cosas cómo éstas: "La actividad del filósofo es esa extraña huida de lo cotidiano, esquivando todo ruido de la costumbre y vagando entre hombres para devolver a cada cosa su sitio. Es la retirada a tiempo de una ciudad que amenaza las realaciones entre los hombres y que siente como amenazada al filósofo..." (Pág. 65)
Y En Guilles Deleuze...  nos desvela algunas claves de la  Lógica del sentido  de este filósofo francés, para anunciarnos que "Ningún comienzo lleva consigo su propia desaparición. Es como si cada momento que le continúa volviera a aparecer con una fuerza renovada, como si viniera a exigir el lugar que la ha sido usurpado, para luego, con gran humor, retirarse de la escena y ceder el protagonismo. Ocurre así en Lógica del sentido, donde entre la primera palabra de la obra y la última apenas hay distancia, y sin embargo una brecha imperceptible se abre dejando pasar un sinfin de mutaciones, una fina aberutra por donde se cuela todo un mundo de diferencias". (Pág. 53)
Leer a Luis Franco es adentrarnos en las briznas de un pensamiento filósofico más cercano de lo que creemos. ¡Os recomiendo este par de libros!


lunes, noviembre 07, 2011


CUANDO LA MUERTE ES UNA IMAGEN*

Martha Cecilia Cedeño Pérez
Abro los diarios digitales colombianos y me encuentro de lleno con una imagen contundente: la de un cadáver con los ojos abiertos, la boca girada hacia el lado izquierdo en una mueca de risa siniestra y el rostro hierático totalmente afeitado. Y a un costado de esta fotografía aparece otra: la de un hombre con gafas  y espesa barba tan negra como su pelo, vestido al estilo militar que en ese justo momento parece hablar con alguien. El fondo de la imagen está diluido pero hay tonos verdes, muchos tonos verdes. Sin duda fue hecha en la selva.
Hace pocos días me sorprendí con una imagen similar. El rostro hinchado y ensangrentado de un cadáver expuesto sin tapujos en las primeras planas de los principales diarios de España y el mundo.  La confirmación exacta de la batalla contra el mal.  El registro fehaciente del triunfo de la bondad universal.
Y entre esas imágenes hay otras que se agolpan en mi cabeza sin conmiseración. De crímenes, atentados, accidentes… Y todas tienen algo en común: se despliegan con descaro para que sean devoradas brutalmente por los ojos de quienes las contemplan.  Y los mirantes, todas y todas, participamos en un acto de necrofagia, alentados por el peso de la morbosidad, el señalamiento, el horror, la condena… Asistimos indemnes al banquete de la muerte ajena. Y podemos condolernos, asustarnos y a veces imaginar la magnitud del desastre, la anchura del terror.  Todo esto sin dejar de comer, de reír e incluso de creer en Dios. 
Pero hay imágenes de imágenes. Las dos que he mencionado anteriormente  tienen un rango superior porque corresponden a seres que en vida pertenecieron al mundo de los “malos”, de los completamente “malos”.  Hombres siniestros sin ningún atisbo de humanidad.  Tiranos, sanguinarios, guerrilleros, seguidores del gran putas.  La crueldad hecha hombre. No importa si alguna vez estuvieron vinculados  así fuese someramente al mundo de los “buenos”. Por alguna extraña razón estos especímenes fueron confinados en  el reino de la maldad por los siglos de los siglos.  
De ahí la importancia de mostrar hasta la saciedad sus rostros vencidos e impasibles que ya no pueden horadar el sistema de seguridad local, nacional y mundial. Cuerpos fracturados expuestos sin miramientos como constancia del triunfo absoluto de la razón, la justicia, el bien.  Cuerpos ateridos de seres malvados merecedores de todos los castigos habidos y por haber pues sus horrendos actos sólo se pueden juzgar con la muerte. Pero no basta acabar con ellos: hay que exponerlos como trofeos y, sobre todo, como advertencia. En este mundo sólo hay cabida para los “buenos”.
Cuando la muerte es una imagen todos nos convertimos en sus cómplices. 
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*Columna de esta semana publicada  en el diario El Líder

domingo, noviembre 06, 2011

Presentación de "La Cua de palla: retrat en groc i negre"

El próximo 11 de noviembre se presentará el libro La cua de palla: retrat en groc i negre de Jordi Canal y Àlex Martín Escribà. Así aparece reseñado en La Vanguardia:





Día: 11/11/2011
Hora: 19:00 h.
Lugar: Auditorio del Centre Cultural la Bòbila, Pl de la Bòbila, 1. 08906
L'Hospitalet de Llobregat