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jueves, junio 12, 2014

RECITAL POÉTICO A CUATRO VOCES

Volveré a Barcelona dentro de poco no sólo para encontrarme con gente a la que extraño mucho sino también para ofrecer un par de recitales y una conferencia sobre género, educación y mass media. El primer recital será este jueves 19 de junio en la Biblioteca la Bòbila de L'Hospitalet de Llobregat. Allí estaremos la poeta Pilar Osorio Morán y los poetas Josep Anton Soldevila , Antonio María Flórez y quien esto escribe. ¡Será estupendo compartir versos y abrazos con estas personas, creadoras espléndidas!

Espero que mis amigas/os, conocidas/os, gente de poesía, de arte, de palabra nos acompañen en este recital organizado bajo la complicidad d Jordi Canal, director de la Biblioteca.   Os dejo aquí la invitación:


El otro recital será el viernes 27 de junio en el Ateneo de Barcelona. Este acto será posible gracias al excelente poeta y mejor persona  Felipe Sérvulo, director de la asociación Cultural el Laberinto de Ariadna. Será un placer volver a compartir con la gente magnífica del Laberinto versos, abrazos y alguna cañita.   En el siguiente link se puede acceder a toda la información sobre este evento:


Y, por último, el 25 de junio ofreceré la conferencia "Género, Educación y Medios de Comunicación" en el Centre d'Estudis de L'Hospitalet.  Esta actividad se realizará gracias a su director  Manuel Dominguez.  Ya os daré los datos específicos sobre este evento.

Me siento honrada de poder participar en todas estas actividades y sobre todo, tener a esos estupendos cómplices que han hecho posible el regreso a casa, así sea por un par de semanas. La vuelta definitiva será el próximo año, en el verano.
¡Os espero a todas y todos!

martes, mayo 14, 2013

Tres voces poéticas en Luz de Gas

En julio de 2011, convocados por la ONG Ajutsi (Associació per a l'Ajut al Sud de l'Índia),  tres poetas -Emili Bou, Josep Anton Soldevila y  quien esto escribe-  ofrecimos un recital en la barcelonesa  sala Luz de Gas. Fue un evento magnífico pleno de música, poesía y solidaridad.  Una tarde de aquellas  en que todo parece conjugarse para hacer posible la armonía y la belleza. He aquí una prueba de ello.

martes, septiembre 25, 2012

DES DEL DESERT

El lunes 1 de octubre mi amigo Josep Anton Soldevila  presentará su libro Des del desert  (in-Verso edicions de poesia) en el Ateneu Barcelonès.  Es una pena no poder estar allí para disfrutar de sus versos serenos y profundos, de sus palabras siempre plenas y renovadas.  Aquí os dejo la invitación:







jueves, mayo 03, 2012

RECITAL A TRES VOCES (RECITAL A TRES VEUS)








Mañana  viernes 4 de mayo en las instalaciones de la biblioteca La Bòbila de L’Hospitalet de Llobregat, tendré el gusto de compartir palabras poéticas con mi amiga-hermana Pilar Osorio Morán y con mi querido amigo Josep Anton Soldevila.
Será una oportunidad para establecer un diálogo literario entre tres maneras de sentir, de percibir y de plasmar ese mundo que tenemos al borde de los ojos.
Pilar Osorio, además de ser una estupenda persona,  es licenciada en ciencias de la educación y graduada superior en antropología social y ha publicado los libros de poesía  No den de comer a los pelícanos (2010) y Las alas del agua (2011) en colaboración con la fotógrafa Esther Morán.  Su poesía  es esencial y plena de imágenes inéditas. En la actualidad prepara una recopilación de cuentos cortos y otro libro de poemas.  
Y una confidencia: entre las dos estamos preparando un libro de poemas cuyo título ya tenemos avizorado Poemas en tránsito.  Esperamos publicarlo al final de este año.
Josep Anton Soldevila, por su parte, es licenciado  en ciencias económicas y máster en Desarrollo de recursos humanos. Dentro de su extensa obra literaria se pueden mencionar La Frontera de Cristal (1.977 Ed. La Hormiga de Oro) i 1.999 Ed. Seuba); Les Paraules que no has après a Dir (1.985 Ed. Impal); Cendres Blanques (1.991, Ed. Columna. Llibre finalista del Premi Carles Riba de 1.990); Últim Refugi (2.002. Ed. P.P.U. Premi Viola d’argent dels Jocs Florals de Barcelona de l'any 2.000) y  El Llibre dels Adéus (2007 Ed. La Busca. Llibre finalista del XLIII Premi Ausiàs March).
Y una confidencia más: Pilar y Josep Anton, son dos de las personas a las cuales me une una amistad muy fuerte. Con ella y con él se reafirma la esperanza y la confianza en el ser humano.
Por último, sólo me resta agradecer a Jordi Canal, director de la biblioteca la Bòbila,  su amabilidad y disposición para abrir ese estupendo espacio a la palabra, a la amistad y a todo aquello que nos reivindica con la vida. ¡Graciès, Jordi. Ets un sol!


domingo, febrero 05, 2012

UN POEMA DE JOSEP ANTON SOLDEVILA

Giro en el aire lleu de la nit;
damunt el llit, el llibre tancat.
El pensament,
adormit en el mirall.

Em desperta el soroll antic
d’aquesta vall profunda
on han rodolat
pluges que no recordo.

Móns extingits pel diluvi
són la meva vigília.

I el meu somni.

viernes, noviembre 25, 2011

Le Livre des Adieux à París

Joseph Anton SOLDEVILA – Le Livre des Adieux*

Par: Nathalie‐Noëlle Rimlinger

Ce qui est important dans ce livre, c’est l’état de crise humaine.
Une crise violente, implacable, qui entraîne une séparation d’avec l’autre moitié, irrévocable, jusqu’à l’adieu.
Commence alors une descente en soi‐même comme chez Dante, la Divine Comédie, un voyage vers l’enfer.
Mais je n’ai pas pensé toute seule à Dante, Franz Litz, le musicien, m’y a aidée, qui après un long chemin de création, fort de sa maturité, a manifesté la nécessité d’écrire les « Années de Pèlerinage», traversée d’espaces intérieurs à partir de l’amour que Dante, Pétrarque, ont inspiré. Et le même texte de Dante insufflait à Victor Hugo un poème, comme si les artistes et tous les hommes rencontraient cette crise d’une quête d’eux‐mêmes et de vérités.
Si ces références littéraires sont classiques, c’est que le thème abordé par Soldevila est cousu à l’expérience humaine depuis que l’homme est homme, expérience toujours renouvelée qui flèche un parcours à accomplir lorsqu’un travail de l’âme doit se réaliser, comme si l’âme à un momento donné exigeait que l’on largue une partie en soi‐même.
Etapes douloureuses, inacceptables, ressenties comme injustes. Celle d’un regard à découvrir, à distinguer de l’amour passion, l’amour charnel, l’amour de l’amoureux, par lequel l’auteur constate que s’il est indispensable à l’homme d’aimer, quelque chose s’effectue dans l’amour, comme une perte, qui rend seul, vulnérable, exilé… L’amour se transforme en perte, et l’autre, avec lequel s’était si bien révélé le secret de l’intimité que l’on tenait pour éternel, subit le sort d’être rejeté pour cause de son éloignement. Et comme toujours on se demande qui quitte l’autre. Le livre des Adieux, ce livre de la crise, comporte trois parties: D’abord la douleur, La décision, L’exil.
J’évoquais la Divine comédie car de même s’entreprend un voyage où il s’agit par cercles
concentriques de pénétrer l’enfer, de traverser le purgatoire. Et c’est bien ce trajet qu’entreprend notre auteur, qui s’éloignant, chemine sans trêve et sans merci et constate ses transformations, mais sans espoir de lumière, et sans lueur de paradis. Sans se gracier un seul instant, ni l’autre non plus.
Chemin sans retour, où l’adieu résonne pourtant comme un appel au secours où filtre par une insistante adresse à l’autre, témoin du vertige entamé, le feu d’une passion qui se cogne à ellemême, d’un désespoir qui tire vers le pire.
Pour ne pas citer le poète, car vous allez l’entendre somptueusement, je vais vous lire pour illustrer mon propos, le texte de Victor Hugo, deux lignes de Dante, puis un sonnet de Pétrarque… Mais avant, je voudrais m’arrêter un instant sur le style de Soldevila fait d’images d’une incroyable forcé d’évocation, pénétrantes par leur précision piquante d’universalité, dans ce texte déroulé comme un monologue. Et c’est là, dans cette écriture tissée d’images que je trouve beaucoup de tendresse et même de l’amour. Ces images savent nous émouvoir parce qu’elles sont en nous. Elles s’enchainent ici, avec l’évidence de la subtilité. Nous pouvons saluer l’esthétique fine du poète, Soldevila, virtuose, et le placer parmi les grands. De cette tendresse discrète, ténue de l’enfance plongé dans le rêve, nous émergeons dans l’âge adulte, avec ce destin commun à tous, d’avoir à perdre sa vision d’un amour immuable, parce que le paradis, ici, se tient derrière, mais qui se retrouvera peut‐être, lorsque la tyrannie de l’amour fusionnel et totalitaire de l’enfance se dissoudra pour laisser place à l’inconnu.
Victor Hugo à propos de Dante
« Quand le poète peint l’enfer,
Il peint sa vie.
Là sont les visions, les rêves, les chimères,
Les yeux que la douleur change en source amère
Puis la pâle misère au sourire appauvri,
L’ambition, l’orgueil de soi‐même nourri
Et la luxure immonde et l’avarice infâme,
Tous les manteaux de plomb dont on peut se charger l’âme.
Et puis plus bas encore et tout au fond du gouffre,
Le masque grimaçant de la haine qui soufre. »
De Dante, deux lignes :
« L’amour, couple enlacé, triste et toujours brûlant ».
Plus loin : « Abandonnez toute espérance. »
Maintenant, un sonnet de Pétrarque, poète italien du 14ème sièle
« Je ne puis trouver la paix
Et je n’ai pas de quoi faire la guerre
Et je crains et j’espère
Et je brûle et je suis de glace
Et je vole au‐dessus du ciel
Et je rampe sur la terre
Et je ne saisis rien
Et j’embrasse le monde entier.
Quelqu’un m’a mis dans une prison
Qu’il ne m’ouvre, ni ne me ferme
Et sans me retenir pour sien,
Il ne détache pas mes liens
Et amour ne me tue pas
Ni ne m’ôte mes fers
Et il ne me veut pas vivant
Et il ne me tire pas d’embarras.
Je vois sans yeux, je n’ai pas de langue
Et je crie et je désire mourir
Et je demande secours
Et je me hais moi‐même
Et j’aime autrui.
Je me repais de douleur
en pleurant je ris également
Me déplaisant la mort et la vie
Voilà mes tares, madame,
Où par vous je me trouve. »
Nathalie‐Noëlle Rimlinger, París, Novembre, 2011


Texto de la escritora, editora, pintora y escultora Nathalie-Noëlle Rimlinger, con motivo de la presentación de la traducción francesa de  El Llibre dels Adéus (Le Livre des Adieux) de Josep Anton Soldevila  en la Galería de Arte Terres d'Aligre, de París, el pasado 17 de noviembre.  

jueves, mayo 05, 2011

Hoy, en París, presentación de Le livre des adieux del poeta catalán Josep Anton Soldevila

El poeta catalán Josep Anton Soldevila presentará hoy en Le Cent, Etablissement Culturel Solidaire de París, a partir de las 19:30 horasLe livre des adieuxEste poemario ha sido traducido al francés por Blanca Massé y publicado por la editorial Comte D’aure.  La noticia completa se puede leer aquí

martes, marzo 15, 2011

Recital poético a dos voces

Este jueves 17 de marzo el poeta catalán Josep Anton Soldevila y quien esto escribe, ofreceremos un recital poético en la biblioteca La Bòbila de L'Hospitalet de Llobregat, Barcelona.  Será un acto cercano y cálido en el que nos aproximaremos a las palabras para apreciar los nexos, singularidades, matices, contrastes entre dos culturas, dos maneras de comprender la realidad, el amor, el exilio, la vida, la muerte, la existencia...
Para mí será estupendo volver a compartir escenario con Josep Anton, esta vez para leer nuestros versos que aunque parezcan distantes  entre sí  tienen honduras, giros, rizos, que los acercan irremediablemente.
Agradezco a Jordi Canal, director de la biblioteca la Bòbila, por abrirme las puertas sin atenuantes, por acoger siempre mis palabras y la de mis amigos y amigas en ese espacio que conduce con acierto y lucidez. Moltes gràcies, Jordi. ¡Ets un sol!
Sólo me falta deciros que será un placer teneros el día jueves por estos lares para que disfrutéis de un recital a dos voces de un poeta catalán y una poeta colombiana.  ¡I que visqui la poesia sense fronteres ni  condicionaments! ¡Y que viva la poesía sin fronteras ni condicionamientos!
Foto 1: en la presentación de Amores Urbanos, diciembre de 2010.
Foto 2: recital conjunto en el marco de la Semana de Poesía de Barcelona. Aquí estamos Josep y yo en la  Casa del Libro con José Florencio Martínez y Pura Salceda.


Data :17/03/2011
Hora: 19
Duració aprox.: .  1 hora .  30 minuts .  
Tipus d'entrada: Lliure 
.  
Lloc: BIBLIOTECA LA BÒBILA 
PL Bòbila 1  (L'Hospitalet de Llobregat)


miércoles, febrero 09, 2011

Viernes 11 de febrero: tertulia con el poeta Josep Anton Soldevila

Josep Anton Soldevila és Llicenciat en Ciències Econòmiques i Màster en Desenvolupament de Recursos Humans. Ha exercit diversos càrrecs en Institucions Artístiques i Culturals, com les vicepresidències del Cercle Artístic de Sant Lluc i de l'Academia Iberoamericana de Poesia.
Escriptor bilingüe, ha publicat els següents llibres de poesia: La Frontera de Cristal (1.977 Ed. La Hormiga de Oro) i 1.999 Ed. Seuba); Les Paraules que no has après a Dir (1.985 Ed. Impal); Un Vast Naufragi de Somnis (1.989 Ed. Impal); Cendres Blanques (1.991, Ed. Columna. Llibre finalista del Premi Carles Riba de 1.990); Les Aus de Maig (1.995 Ed. Columna); Últim Refugi (2.002. Ed. P.P.U. Premi Viola d?argent dels Jocs Florals de Barcelona de l'any 2.000); L'Antologia Poesia Recollida 1985-2000 (2.004. Ed. Compte D'Aure). i El Llibre dels Adéus (2007 Ed. La Busca. Llibre finalista del XLIII Premi Ausiàs March). A més dels premis citats, va ser guardonat amb la Gran Medalla dels Jocs Florals del Rosselló de l'any 2.002. Ha estat inclòs en diverses antologies poètiques.
En narrativa és autor de la novel·la El Nudo (2001 Ed. P.P.U. i 2004 Ed. Compte d'Aure) i del llibre de contes No serà tan fàcil (2008 E. La Busca) que va ser proclamat finalista del premi literari 7Lletres de 2.007. Ha conreat la crítica d'arts plàstiques i les col·laboracions periodístiques i radiofòniques. En teatre és autor del llibret de La Piràmide i l'Avinguda, un musical escrit en col·laboració amb el compositor Josep Alonso. Treballa també en el camp de la poesia audiovisual amb la producció de videoarts.

XXI
He heretat un arca plena de silenci
que dorm al meu costat i no goso obrir.
Vaig haver de passar moltes fatigues
perquè se'm donés.
Proves de pensament i de sentit,
de somnis futuristes i pretèrits.
Vaig haver de renunciar i aconseguir.
Matar excrescències, retallar-me els dits.
Apaivagar desitjos, cremar deserts.
Llençar la meva paleta de colors
i pintar tots els dies de gris.
.
He penjat a saleta del cor
el pergamí on vas escriure el teu llegat.
Me'l miro cada dia una bona estona
i encara em meravella
la delicadesa del traç, l'elegància
de la lletra, la qualitat del paper
que vas emprar per dir-me que t'havies mort
i m'ho deixaves tot a mi.
Josep Anton Soldevila

Lugar Aula dels Escriptors de la ACEC, Ateneu Barcelonès - C/ Canuda, 6 - Barcelona
Horario 18.00
Organiza El Laberinto de Ariadna
Imparte José Florencio Martínez

miércoles, diciembre 15, 2010

Agradecimiento con imágenes

Gracias a todas las personas que me acompañaron en la presentación de Amores urbanos. A mi bella familia presente y ausente que siempre está ahí, en el momento justo, apoyándome con su voz, su sonrisa y su amor.  A esa magnífica pléyade de amigas y amigos sin cuyo afecto y solidaridad no sería más que una palabra ajada por el viento. A mi extraordinaria editora Amàlia Sanchís cuya calidez superior anima y fortalece. Al estupendo prologuista del libro, Josep Anton Soldevila, cuyas palabras profundas y lúcidas reivindican el ejercicio de escribir sin imposturas y desde el compromiso con el verso.  A Jordi Canal por considerarme de la casa y abrirme las puertas de la bibioteca La Bòbila sin condiciones.  Y a toda la gente linda que se acercó para escuchar con atención la voz de esta poeta, hoy reconfortada.
Aquí van algunas imágenes:

 Con Josep Anton Soldevila, Amàlia Sanchís y Jordi Canal 
 Con mi familia: Luna del Mar y Juan Carlos
 En plena lectura 
Con Josep Anton Soldevila 

lunes, noviembre 29, 2010

Tres Poemas de Josep Anton Soldevila

Tarde, ¿adónde llevas
mi vida?
¿Adónde tu luz, tus horas, tus caminos
lloran?
Déjame aquí, donde soy
una piedra.
Déjame aquí, donde soy
una luna en el agua.
Tarde, la oscuridad se lleva mi alma
en la mentirosa brisa
de la soledad. Viajo
sobre pequeñas luces, profundas,
minúsculas vidas
como lágrimas.
Déjame aquí, ¿adónde llevas
mi risa?
Soltarás la cuerda
y mi cometa volará perdida
en las corrientes.
Tarde, naciste hoy y no sabes
qué remolinos cerrarán el alba.
Déjame aquí, donde soy
una piedra.
Déjame aquí, donde soy
una luna en el agua.
(De La frontera de cristal, 1977)

...

Sóc un arbre
alçat en l'estepa. Refugi i arribada
d'ales que viatgen
vers l'horizó.

Dormen en mi el seu somni
trasbalsat.
Es guareixen les ferides
amb bàlsams
de cor
i filtres d'oblit.

Dia i nit els sento
passar.
(De Ùltim Refugi, 2002)

...

Entre onades de mar d'espigues,
naveguen dies de clavells
tristos.
Presoners de solapes i gerros,
proclamen
la frase glaçada dels ulls.

En lenta, imparable i dolça
corrupció de pètals,
es desfilen tènues columnes,
infinitèssims àtoms
d'aquest esperit que no conec.

Besats per passions eternes,
són tabac oblidat
en un cendrer
o entre els dits grocs
d'una ma anònima.

Fum blanc en uns llavis color
clavell trist.
(De El llibre dels adèus, 2007)

Josep Anton Soldevila (Barcelona, 1948). Entre sus publicaciones se pueden mencionar: La Frontera de cristal (1977);  Les paraules que no has aprés a dir (1985); Un vast naufragi de somnis (1989); Cendres blanques (1991. Libro finalista del premio Carles Riba de 1990); Les aus de maig (1995); Últim Refugi (2002.   Premi Viola d'Argent dels Jocs Florals de Barcelona, 2000); la antología Poesía recollida 1985-2000 y El Lllibre dels adéus (2007).  Soldevila también hace parte de diversas antologías poéticas y  es el autor de la novela El Nudo y del libro de cuentos No será tan fácil.
Foto:  Poeta J. A.  Soldevila (suministrada por el autor).

Experiencias OVNI  (1) He decidido plasmar en este espacio -que no actualizo hace mucho tiempo- algunas de las experiencias un poco extrañas...